Radiothérapie

 
 
 

Comment ça marche ?

La radiothérapie consiste à exposer une partie précise du corps à des rayonnements afin de détruire la tumeur. L’unité de rayonnements est le gray (Gy), ce qui correspond à une énergie d’un joule par kilogramme de tissu irradié. Les rayons agissent sur les cellules car ils ont un effet nocif sur l’ADN en empêchant la division cellulaire de se faire normalement.

Tout comme dans le cas de la chimiothérapie, les rayons ne « choisissent » pas de détruire les cellules cancéreuses seulement ; les cellules saines sont elles aussi affectées, c’est pour cela que votre tumeur — son emplacement, sa taille… — sera repérée avec le plus grand soin, à l’aide d’une bonne demi-douzaine d’ordinateurs. Tous ces détails seront enregistrés dans la mémoire de l’ordinateur « Mme Unetelle », et le jour où vient votre tour de vous allonger sur la table (glacée) de la salle, dans laquelle vous pénétrez seule, le manipulateur en radiothérapie lance le programme des rayons avec telle ou telle incidence, telle courbe, tel ou tel rayon…

En général, vos séances sont quotidiennes, car la dose totale de grays (calculée en fonction de vos poids et taille) à vous envoyer doit être fractionnée et ne doit pas être dépassée.

Les inconvénients

Les effets indésirables sont, reconnaissons-le, vraiment légers à côté de ceux consécutifs à la chimiothérapie. Certaines personnes peuvent éprouver nausées, perte d’appétit et fatigue, une fatigue certainement due aux allées et venues quotidiennes à l’hôpital sur un bon nombre de semaines (entre quatre et six le plus souvent) ; d’autres ne souffriront que d’une rougeur cutanée, genre érythème solaire (mais oui, vous pouvez vous imaginer sous les ultra-violets d’une lampe à bronzer si cela vous fait plaisir !), qui altère quand même la qualité de la peau et peut lui donner un aspect cartonné, sec et une couleur brunâtre.

 

respect


Poussez une courtoise « insoumission » un peu plus loin :

Non ! Vous n’avez pas envie d’attendre nue dans la cabine — comme cela vous est demandé pour « gagner du temps » — avant d’entrer en salle de radiothérapie (où il y fait toujours très froid en hiver, car il n’y a pas de chauffage : très mauvais pour les machines).

Non ! Vous n’avez pas envie de marcher nue devant les manipulateurs avant d’aller vous allonger sur la table à rayons. Rien ne vous empêche d’être couverte jusqu’à votre installation…




bravo !


Dans certains centres avisés, des peignoirs propres et douillets sont prêtés aux patientes. Chaque femme a le sien pendant une semaine, qu’elle laisse chaque jour sur une patère à son nom.



 

© Marine Bureau-Kohn, Le Temps en bouteille, Nib’Art 2008